‹ PoésiesChapitre 62 sur 74 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

0 lampes des tombeaux, astres, feux symboliques Allumés daus la uuit sereiue où nous mourons. Gazons qui fleurissez les humaines reliques, Vous n'êtes pas encor tout ce que nous serons !

Grands bois debout dans roml)re où naissent les mystères, Nuages qui passez, rapides, sur nos fronts. Sources aux regards lents et doucement austères, Vous n'êtes pas encor tout ce que nous serons !

Plus haut que la forêt, que la vapeur légère. Que l'étoile embrasée et que les cieux béants, S'achemine, au delà des terrestres néants. Une part de notre àmo à nos corps étrangère .

Qui ne subira plus l'injure passagère

Des formes que la Mort prend, rassemble et distend.

— Elle se fait en nous dans l'ombre et nous attend, Cette part de notre âme à nos corps étrangère !

Elle se fait, en nous, de l'espoir révolté Qui seul nous faisait vivre et que trahit la vie : De tout ce qui laissa notre âme inassouvie Se forme et croît en nous notre immortalité.

Le trésor de nos vœux perdus grossit sans trêve Et le flot de nos pleurs jusqu'au ciel est monté :

— Des larmes de l'Amour et des splendeurs du Rèvc Se forme et croît en nous notre immortalité!

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