‹ PoésiesChapitre 9 sur 74 · TRIOLETS NOCTURNES · texte numérisé non relu

TRIOLETS NOCTURNES

Vénus a dénoue sou collier d'élincelles

Qui s'égrèue et remplit les cieux d'étoiles d'or,

Et sème des baisers aux lèvres des pucelles.

Vénus a dénoué son collier d'étincelles :

Un feu s'allume au cœur de la vierge qui dorl.

— Vestale qui ne sais quel foyer tu recèles,

Vénus a dénoué son collier d'étincelles !

* Vénus a dénoué ses cheveux ramassés Qui roulent dans l'azur leurs molles avalanches.

0 vierge, quel frisson mord tes épaules blanches !

Vénus a dénoué ses cheveux ramassés :

Le fleuve d'or descend de son col à ses hanches. De vivantes chaleurs tes flancs sont caressés! Vénus a dénoué ses cheveux ramassés.

Venus a dénoué sa ceinture embaumée :

L'essaim voluptueux des parfums de la nuit Prend son vol et s'abat sur la terre [)âmée. Vénus a dénoué sa ceinture embaumée Qui de ses plis flottants t'enlace el te poursuit... — 0 vierge, éveille-toi, ma pâle bien-aimée! Vénus a dénoué sa ceinture embaumée.

LES A3IUURS.

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