‹ Poésies (volume 2)Chapitre 22 sur 91 · LA COUPE · texte numérisé non relu

LA COUPE

Altiste habile, 6 mon Vulcain !

De ce riche métal, ciselé par ta main,

Qu'il naisse nue coupe aussi belle Que le Printemps est beau ! Que la rose nouvelle

S'ouvre et fleurisse sur ses bords!

Dans les contours polis du suave cratère Ne grave ni combat, ni tragique mystère.

Ni rites consacrés aux morts; Non, graves-v plutôt, de roses couronnée.

(A-pris au sourire divin,

Applaudissant à l'hyménée ; lit le jeune Ëvius, l'ennemi du chagrin. Le fils de Jupiter, le Dieu père du vin !

Sous la vigne aux tiges pliantes Montre-nous, le Iront lourd de pampre et de raisin, Les Amours désarmés et les Grâces rianl

Montre encor, guidés par I i Un beau groupe d'enfants aux boucles ondoyantes : Que sur un tapis frais de myrte et de loi

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