A UNE JEUNE FILLE
Niobé, dans la pierre à jamais enchaînée, Sur les monts phrygiens, noir rocher, se dressa. Procné, de Pandion la tille infortunée, Devint une hirondelle et dans l'air s'envola. Que ne puis-je a mon tour, ô maîtresse divine! Etre l'heureux miroir que regardent tes yeux, La tunique de lin, la toile douce et fine
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Qui presse tes beaux flancs entre ses plis soyeux!
Je voudrais être l'onde, o divine maîtresse!
L'onde voluptueuse où se baigne ton corps;
La subtile senteur qui parfume ta tresse,
Le voile où de tes seins se cachent les trésors.
Enlaçant de ton cou la blancheur virginale,
Que ne suis-je la perle ou l'ambre aux grains dorés!
Je voudrais être encore, éi beauté ! ta sandale
Pour me sentir foulé par tes pieds adorés!