PAV
Des grands blés verdoyants s'élançant dans l'azur, L'alouette là-haut vole et chante éperdue ; Fais comme elle, 6 mon âmel et loin d'un monde impur Monte et répands ta voix Je Dieu seul entendue!
Comme elle, enivre-toi de tes propres concerts; Oublie, et pour un jour fais trêve à ta souffrance. Dut ta voix en son vol heurter des cieux déserts, fette vers l'avenir un long cri d'espél
'TtAYS^GE
lVliDi. L'.istre au zénith flamboyait dans les deux.
L'azur immaculé, profond et radieux,
Posait sur l'horizon sa coupole sereine.
Le fleuve au loin passait, lent, sur la brune arène.
Des vallons aux coteaux, des coteaux aux vallons,
Les champs jaunis ou verts prolongeaient leurs sillons.
Sur les versants ombreux des collines prochaines
La foret étageait ses hêtres et ses chênes.
Ce n'est plus, ô printemps! tes riantes couleurs;
C'est l'été mûrissant aux fécondes chaleurs.
Sous les soleils d'août, d'une teinte plus dure,
L'arbre à l'épais feuillage assombrit sa verdure;
La fraîcheur a fait place à la force; l'été
Resplendit dans sa flamme et sa virilité.
Aux fleurs ont succédé les fruits, — saintes richesses
De l'homme ; — la nature a rempli ses promesses.
Il est midi. Planant dans l'immobilité,