ÉPITAPIIE DE LA FEM:ME DE M. PUGET
Qtl FCl DANS LA STITE ÉVÊQCE DE MARSEILLE.
' LE Mari parle. I
Celle qn'avoit liymen à mon cœur attachée, Et qui fut ici-bas ce que j'aimai le mieux , Allant changer la terre à de plus dignes lieux , Au marbre que tu vois sa dépouille a cachée.
Comme tombe une fleur que la bise a séchée , Ainsi fut abattu ce chef-d'œuvre des cieux; Et depuis le trépas qui lui ferma les yeux, L'eau que versent les miens n'est jamais étanchée.
M prières ni vœux ne m'y purent servir; La rigueur de la mort se voulut assouvir, Et mon affection n'en put avoir dispense.
Toi, dont la piété vient sa tombe honorer, Pleure mon infortune; et, pour ta récompense, Jamais autre douleur ne te fasse pleurer.
). Fils de M. (le Pumnieiise-l'uifet, irésorier de l'Épargne. Kdit.
om POKSIKS.
KPIGRAMMi:
Al NOM l»K M. PU G ET.
■UUR SERVIR DE DÉDICACE .\ I.'ÉriTAI>HE IRÉCÉDESTK
Belle ame, qui fus mon tlainbeaii , lieçois riionneui qu'en ce tombeau Je suis obligé de te rendre.
Ce que je fais te sert de peu ; Mais au moins tu vois en la cendre Comme j'en conserve le feu
LIVRK III. 9-07
ÉPIGRAMME