‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 113 sur 162 · ÉPITAPIIE DE LA FEM:ME DE M. PUGET · texte numérisé non relu

ÉPITAPIIE DE LA FEM:ME DE M. PUGET

Qtl FCl DANS LA STITE ÉVÊQCE DE MARSEILLE.

' LE Mari parle. I

Celle qn'avoit liymen à mon cœur attachée, Et qui fut ici-bas ce que j'aimai le mieux , Allant changer la terre à de plus dignes lieux , Au marbre que tu vois sa dépouille a cachée.

Comme tombe une fleur que la bise a séchée , Ainsi fut abattu ce chef-d'œuvre des cieux; Et depuis le trépas qui lui ferma les yeux, L'eau que versent les miens n'est jamais étanchée.

M prières ni vœux ne m'y purent servir; La rigueur de la mort se voulut assouvir, Et mon affection n'en put avoir dispense.

Toi, dont la piété vient sa tombe honorer, Pleure mon infortune; et, pour ta récompense, Jamais autre douleur ne te fasse pleurer.

). Fils de M. (le Pumnieiise-l'uifet, irésorier de l'Épargne. Kdit.

om POKSIKS.

KPIGRAMMi:

Al NOM l»K M. PU G ET.

■UUR SERVIR DE DÉDICACE .\ I.'ÉriTAI>HE IRÉCÉDESTK

Belle ame, qui fus mon tlainbeaii , lieçois riionneui qu'en ce tombeau Je suis obligé de te rendre.

Ce que je fais te sert de peu ; Mais au moins tu vois en la cendre Comme j'en conserve le feu

LIVRK III. 9-07

ÉPIGRAMME

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