‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 112 sur 162 · AU SUJET DE LA MEME GUERRE · texte numérisé non relu

AU SUJET DE LA MEME GUERRE

O toi , qui d'un clin d'œil sur la terre et sur l'onde

Fais trembler tout le monde, Dieu , qui toujours es bon et toujours l'as été , Verras-tu concerter à ces âmes tragiques

Leurs funestes pratiques?

Ne tonneras-tn point sur leur impiété P

"Voyez en quel état est aujourd'hui la France ,

Hors d'humaine espérance.

Les peuples les plus fiers du Couchant et du Nord Ou sont alliés d'elle ou recherchent de l'être;

Et ceux qu'elle a fait naître Tournent tous leurs conseils poui' lui donner la mort!

Wt IMH.SIIS

FRAGMENT

ir>l4.

Ames |)leii)es de vents que la rage a blessées, Connoisse/ votre faute et bornez vos pensées

En un juste compas ; Attachez votre espoii- à de moindres conquêtes; Briare avoit cent mains, Tiphon avoit cent têtes, tt ce que vous tentez leur coûta le trépas.

Soucis , retirez-vous ; faites place à la joie , Misérable douleur dont nous sommes la proie ;

Nos vœux sont exaucés.

Les vertus de la reine et les bontés célestes Ont fait évanouir ces orages funestes, Et dissipé les vents qui nous ont menacés.

LIVRK IJI. 205

SONNET

Page 1