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LivRi: m. 213
Un siècle renaîtra comblé d'heur et de joie , Où le nombre des ans sera la seule voie
D'arriver au trépas.
Tous venins y mourront comme au temps de nos [tères ,
Et même les vipères Y piqueront sans nuire, ou n'y piqueront pas.
La terre en tous endroits produira toutes choses; Tous métaux seront or, toutes fleurs seront roses,
Tous arbres oliviers; L'an n'aura plus d'hiver, le jour n'aura plus d'ombre,
Et les perles sans nombre Germeront dans la Seii^e au milieu des graviers.
Dieux, qui de vos arrêts formez nos destinées. Donnez un dernier terme à ces grands hyménées,
C"est trop les différer; L'Europe les demande, accordez sa requête;
Qui verra cette fête , Pour mourir satisfait n'aura que désirer.
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CHANSON
<H I ni ClIAMt I
DANS LK MK.MK UALLET QIK LES STANCES PRÉCÉnENTK:
ET DONT l'auteur FAISOIT TRÈs-PEU DE CAS.
Cette Anne si belle, Qu'on vante si fort , l*ouiqiiui lie vient-elle?
Vraiment elle a tort
Son Louis soupire Après ses appas ; Que veut-elle dire, De ne venir pas ?
S'il ne la possède , Il s'en va mourii ; Uonnons-y renièdr Allons la quérir.
LIVRK III. 2i;>
Assemblons, Marie, Ses yeux à vos yeux ; Notre bergerie Xeu vaudra que mieux.
Hâtons le voyage ; Le siècle doré En ce mariage Nous est assuré.
STANCES