M. LE COMTE DE SOISSONS S
A QUI l'on faisoit espérer
qu'il ÉPOUSEROIT madame HENRIETTE-MARIE DE FRANCE DEPUIS REINE D'ANGLETERRE.
Ne délibérons plus, allons droit à la mort ; La tristesse m'appelle à ce dernier effort ,
Et l'honneur m'y convie.
Je n'ai que trop gémi :
Si, parmi tant d'ennuis, j'aime encore ma vie.
Je suis mon ennemi.
O beaux yeux , beaux objets de gloire et de grandeur, Vive source de flamme, où j'ai pris une ardeur
Qui toute autre surmonte;
Puis-je souffrir assez, Pour expier le crime et réparer la honte
De vous avoir laissés ?
i. Il était fils de celui à qui Henri IV refusa de donuer en mariage madame Catlierine, sa sœur.
Ces stances furent mises en musique par Boisset le père, après la mort de Malherbe. Édit.
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Quelqu'un dira pour moi quo je fais mon devoii , Et (jue les volont(îs d'un absolu j)ouvoir
Sont de justes contraintes ;
Mais à quelle autre loi iJoit un parlait amant des respects et des craintes
Qu'à celle de sa foi ?
Quand le ciel ofli iroit à mes jeunes désirs
Les plus rares trésors et les plus grands plaisirs
Dont sa richesse abonde ,
Que saurois-je espérer A quoi votre présence, ô merveille du monde,
Ne soit à préférer?
On parle de l'enfer et des maux éternels Baillés en châtiment à ces grands criminels
Dont les fables sont pleines;
Mais ce qu'ils souffrent tous, Le souffré-je pas seul en la moindre des peines
D'être éloigné de vous ?
J'ai beau par la raison exhorter mon amour De vouloir réserver à l'aise du retour
Quelque reste de larmes;
Misérable qu'il est !
Contenter sa douleur et lui donner des arme^
C'est tout ce qui lui plaît.