‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 132 sur 162 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

Non , non , laissons-nous vaincre après tant de combats ; Allons épouvanter les ombres de là-bas

De mon visage blême ;

Et, sans nous consoler, Mettons fin à des jours que la Parque elle-même

A pitié de filer.

Je connois Charigène , et n'ose désirer Qu'elle ait un sentiment qui la fasse pleurer

Dessus ma sépulture;

Mais , cela ra'arrivant , Quelle seroit ma gloire, et pour quelle aventure

Voudrois-je être vivant !

•il

POKSIKS.

SONNKT

AU HOI LOUIS Mil,

Al'RKS I.\ fiUERKE DE 1H21 ET 1H22 CONTRE LES HfOLENOT!-

Muses, je suis confus : mon devoir nie convie A louer de mon Roi les rares qualités; Mais le mauvais destin qu'ont les témérités Fait peur à ma foiblesse, et m'en ôte l'envie.

A quel front orgueilleux n'a l'audace ravie Le nombre des lauriers qu'il a déjà plantés ? Et ce que sa valeur a fait en deux étés, Alcide l'eût-il fait en deux siècles de vie?

Il arrivoit à peine à l'âge de vingt ans , Quand sa juste colère, assaillant nos Titans, Nous donna de nos maux l'heureuse délivrance.

Certes , ou ce miracle a mes sens éblouis ,

Ou Mars s'est mis lui-même au trône de la France,

Et s'est fait notre roi sous le nom de Louis

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