LIVRE
SONNET
s l' n LA MOUT DE SON FILS.
Que mon fils ait perdu sa dépouille moitelle, Ce fils qui fut si brave, et que j'aimai si fort, Je ne l'impute point à l'injure du Sort, Puiscjue finir à l'homme est chose naturelle.
Mais que de deux marauds la surprise infidèle Ait terminé ses jours d'une tragique mort, En cela ma douleur n'a point de reconfort, Et tous mes sentiments sont d'accord avec elle.
O mon Dieu, mon Sauveur, puisque, par la raison Le trouble de mon ame étant sans guérison , Le vœu de la vengeance est un vœu légitime ,
Fais que de ton appui je sois fortifié;
Ta justice t'en prie, et les auteurs du crime
Sont fils de ces bourreaux qui t'ont crucifié.
v\t i»oi:sn:s.
ODE '