LIVRE m
Ceux à qui la chaleur ne bout [»lus dans les veines En vain dans les combats ont dt s soins diligents ; Mars est comme l'Amour, ses travaux et ses peines Veulent des jeunes gens.
Je suis vaincu du temps , je cède à ses outrages ; Mon esprit seulement, exempt de sa rigueur, A de quoi témoigner en ses derniers ouvrages I Sa première vigueur.
Les puissantes faveurs dont Parnasse m'honore Non loin de mon berceau commencèrent leur cours; Je les possédai jeune, et les possède encore, A la fin de mes jours.
Ce que j'en ai reçu , je te le veux produire ; Tu verras mon adresse , et ton front cette fois Sera ceint de rayons qu'on ne vit jamais luire Sur la tète des rois.
Soit que de tes lauriers ma lyre s'entretienne, Suit que de tes bontés je la fasse parler. Quel rival assez vain prétendra que la sienne Ait de quoi m'égaler?
Le fameux Amphion , dont la voix nonpareille , Bâtissant une ville, étonna l'univers, Quelque bruit qu'il ait eu, n'a point fait de merveille Que ne fassent mes vers.
'I,' POKSIKS.
Par eux de les beaux faits la terre sera |)leine ; Kt les pcuplos (lu Nil, qui les auront ouïs, donneront de renceus, coiiiine ceux de la Seine, Aux autels d<! Louis.
FRAGiMENT
SIH LA l'IUSK IMiOClIMNi, UV I. \ FWM.MKI.LK
llDlin intiii lui les a nus bas,
Ces murs qui de tant de combats
Furent les tragiques matières ; La i'.ocbelle est en poudre, et ses cbamps déserté:
N'ont l'ace que de ciinetièros, Où gisent les Titans qui les ont babités.