‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 152 sur 162 · DE M. D IS · texte numérisé non relu

DE M. D IS

PARENT DE LAUTEL'R.

Ici dessous gît monsieur d'Is.

Plût or à Dieu qu'ils fussent dix !

Mes trois sœurs , mon père et ma mère ,

Le grand Éléazar mon frère ,

Mes trois tantes et monsieur d'fs.

Vous les nommé-je pas tous dix ?

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\ M. COLLKTKI

!SLR I.\ MORT DE s\ S<KLR.

En vain, mon Colletet, tu conjures la Parqu*- De repasser ta sœur dans la fatale barque; Elle ne rend jamais un trésor qu'elle a pris. Ce que l'on dit d'Orphée est bien peu véritabj.-: Son chant n'a point forcé l'empire des Esprit^. Puisqu'on sait que l'arrêt en est irrévocable. Certes, si les beaux vers faisoient ce bel cflVt, Tu ferois mieux que lui ce qu'on dit qu'il a tait.

IJVRi: IV 287

STANCES

PAKAPHRASE D UNE PARTIE Dr PSAUME CXLV

N'espérons plus, mon ame, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre , et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre :

C'est Dieu qui nous fait vivre,

C'est Dieu qu'il faut aimer.

En vain, pour satisfaire à nos lâches envies,

Nous passons près des rois tout le temps de nos vies

A souffrir des mépris et ployer les genoux :

Ce qu'ils peuvent n'est rien ; ils sont, comme nous sonuues,

Yéritablement hommes,

Et meurent comme nous.

Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière

Que cette majesté si ponipeuse et si fière

Dont l'éclat orgueilleux étonnoit l'univers;

Et dans ces grands tombeaux , où leurs âmes hautaines

Font encore les vaines.

Ils sont mandés des vers.

•^88 POKSIKS

Là se perdent res noms de Miaitrcs de la terre, D'arbitres de la paix , de foudres de la fiiierre; Comme ils n'ont [dus de sceptre, ils n'ont |dus de flatteurs; El tondient avec eux, d'une chute commune,

Tous ceux que leur fortune

Faisoit leurs serviteurs.

DE

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