DE M. D IS
PARENT DE LAUTEL'R.
Ici dessous gît monsieur d'Is.
Plût or à Dieu qu'ils fussent dix !
Mes trois sœurs , mon père et ma mère ,
Le grand Éléazar mon frère ,
Mes trois tantes et monsieur d'fs.
Vous les nommé-je pas tous dix ?
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\ M. COLLKTKI
!SLR I.\ MORT DE s\ S<KLR.
En vain, mon Colletet, tu conjures la Parqu*- De repasser ta sœur dans la fatale barque; Elle ne rend jamais un trésor qu'elle a pris. Ce que l'on dit d'Orphée est bien peu véritabj.-: Son chant n'a point forcé l'empire des Esprit^. Puisqu'on sait que l'arrêt en est irrévocable. Certes, si les beaux vers faisoient ce bel cflVt, Tu ferois mieux que lui ce qu'on dit qu'il a tait.
IJVRi: IV 287
STANCES
PAKAPHRASE D UNE PARTIE Dr PSAUME CXLV
N'espérons plus, mon ame, aux promesses du monde; Sa lumière est un verre , et sa faveur une onde Que toujours quelque vent empêche de calmer. Quittons ces vanités, lassons-nous de les suivre :
C'est Dieu qui nous fait vivre,
C'est Dieu qu'il faut aimer.
En vain, pour satisfaire à nos lâches envies,
Nous passons près des rois tout le temps de nos vies
A souffrir des mépris et ployer les genoux :
Ce qu'ils peuvent n'est rien ; ils sont, comme nous sonuues,
Yéritablement hommes,
Et meurent comme nous.
Ont-ils rendu l'esprit, ce n'est plus que poussière
Que cette majesté si ponipeuse et si fière
Dont l'éclat orgueilleux étonnoit l'univers;
Et dans ces grands tombeaux , où leurs âmes hautaines
Font encore les vaines.
Ils sont mandés des vers.
•^88 POKSIKS
Là se perdent res noms de Miaitrcs de la terre, D'arbitres de la paix , de foudres de la fiiierre; Comme ils n'ont [dus de sceptre, ils n'ont |dus de flatteurs; El tondient avec eux, d'une chute commune,
Tous ceux que leur fortune
Faisoit leurs serviteurs.
DE