LIVRE T
Peuples , à qui la tempête ' A fait faire tant de vœux , Quelles fleurs à cette fête Couronneront vos cheveux ?
Quelle victime assez grande Donnerez-vous pour offrande ?
Et quel Indique séjour - Une perle fera naître D'assez de lustre , pour être La marque d'un si beau jour.'
Cet effroyable colosse, Cazaux , l'appui des mutins ^, A mis le pied dans la fosse Que lui cavoient les destins ^.
Il est bas, le parricide.
\ Charmante image, prise aux anciens, el qu'il a répélée mille fois, selon sa coutume. A. CHt.MER.
2. Image moderne, riche et belle et poétique. Cela donne à nos beaux j poèmes une physionomie française; ils n'ont plus l'air de traductions des anciens. Cette image remplace le :
« Cressa ne careat pulchra dies nota. ->
L'image des quatre derniers vers de cette seconde strophe n'est point moderne comme je l'avais cru. La voilà dans Martial :
! " 0 nox omnis, et hora, quae notata est
"Caris litloris indici lapillis! »
: II.. X, c. 38 )
I C-e qui ne diminue point du tout le mérite de Malherbe. A. Chcmeiî.
3 Charles Casaux, consul de Marseille, s'elaiit rendu maître absolu • dans cette ville, avec Louis d'Aix, avoit appelé les Espagnols à son secours ! pour se maintenir contre les forces du roi, coirmandées piir le duc de 1 Guise. Édit.
■ i C'rtt'Oie/îMst presque plus beau, là, que t/fWA'o/fw^ A. Chemek.
l'OI SII.S
In Alcidc, lil^ tl'Alcitlt' ', A qui la France a \n('\i' Son in\inciblft pénic A coupé sa tyrannie - D'un iilaivc de lilinrlf "'
Les avenfnips du monde
Vont d'nn ordre niiiMn'l .
Comme on voit an Itord de l'onde
Un reflus perpétnel.
L'aise et l'ennui de la vie
Ont leur course entresnivie
Aussi naturellement
Que le chaud et la froidure;
Lt rien , afin que tout dure ,
Ne dure éternellement '•
t. Charles, lils d'Henri, duc de (Juise, smnoiniiie le lUihifir. I.i»ir