LIVRE
Aussi n'en veut -il pas, cependant qu'on attache A celui qui l'a tait des épines au front.
Au point accoutumé les oiseaux qui sommeillent, Apprêtés à chanter dans les bois se réveillent ; Mais voyant ce matin des autres différent. Remplis d'étonnement ils ne daignent paroître, Et font à qui les voit ouvertement connoître De leur peine secrète un regret apparent.
Le jour est déjà grand , et la honte plus claire De l'Apôtre ennuyé l'avertit de se taire , Sa parole se lasse , et le quitte au besoin ; 11 voit de tous côtés qu'il n'est vu de personne ; Toutefois le remords que son ame lui donne, Témoigne assez le mal qui n'a point de témoin.
Aussi l'homme qui porte une ame belle et haute , Quand seul en une part il a fait une faute, S'il n'a de jugement son esprit dépourvu, Il rougit de lui-même; et, combien qu'il ne sente Rien que le ciel présent et la terre présente, Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu '.
i. Il est plaisant de \oir Malherbe, comme son modèle, se travaillera finir chnque strophe par un trait d'esprit presque toujours ridicule, du moins par la placL- qu'il occupe. A. Cuemek.
l'y. l'Ois II .s
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IJeau ciel, [)ai qui mes jouis sont troubles ou .Nont nilii Seule terre où je prends mes cyprès et mes palmes, Catherine, dont l'œil ne luit ([ue pour les dieux -, Punissez vos beautés plutôt ([ue mon courage, Si, trop liant s'élevant , il adore im visage Adorable par force à quiconque a des yeux.
Je ne suis pas ensemble aveugle et téméraire.
Je connois bien l'erreur que l'amour m'a fait taiic.
Cela seul ici-bas surpassoit mon eflbit;
Mais mon ame qu'à vous ne peut «^tre asservie.
Les Destins n'ayant point étal.li pour ma vie
Hors de cet océan de naufrage et de poit.
Uenii (le limiltoii. — Ce iiiiiri.i(ie iilmiI p.is Oii'ist-re que cela vetil dire? \ fiuMni
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Beauté, par qui les dieux, las de notre dommage, Ont voulu réparer les défauts de notre âge, Je mourrai dans vos feux, éteignez-les ou non, Comme le fils d'Alcmène, en me brûlant moi-même; 11 suffit qu'en mourant dans cette flamme extrême. Une gloire éternelle accompagne mon nom.
On ne doit point, ^aus sceptre, aspirer où j'aspire;
C'est pourquoi, sans quitter les lois de votre empire,
Je veux de mon esprit tout espoir rejeter.
Qui cesse d'espérer, il cesse aussi de craindre ;
Et , sans atteindre au but où l'on ne peut atteindre ,
Ce m'est as«ez d'honneur que j'y voulois monter.
Je maudis le bonheur où le ciel m'a fait naître, Qui m'a fait désirer ce qu'il m'a fait connoîtie : Il faut ou vous aimer, ou ne vous faut point voir. L'astre qui luit aux grands en \a\n à ma naissance Épandit dessus moi tant d'heur et de puissance. Si pour ce que je veux j'ai trop peu de pouvoir.
Mais il le faut vouloir, et vaut mieux se résoudre, En aspirant au ciel , être frappé de foudre , Qu'aux desseins de la terre assuré se ranger. J'ai moins de repentir, plus je pense à ma faute. Et la beauté des fruits d'une palme si haute Me fait par le désir oublier le danger.
24 IHJKSIES.
ODE
AU ROf IIKNRI IJ: GRAM),
LA RÉDUCTION DE MARSEILLE A L'oBÉISSaNCE DE CE ROI
sors LES ORDttS
1) l D i: C DE G r I s E ,
r.OCVERNECR DE PROVF>CR.
Enfin , après tant d'années , Voici l'heureuse saison.
Où nos misères bornées Vont avoir leur guérison.
Les (lieux, longs à se résoudre, Ont fait un coup de leur foudre.
Qui montre aux ambitieux , Que les fureurs de la terre Ne sont que paille et que verre A la colère des cieux.
i. r.i'Ue otie esl belle; elle est courte et pleine de chaleur. La mircho est ive et lyrique ; le style, noble et ferme; les images, vraies et variéts
A. CntMcn.