AU ROI LOUIS XJIU
lai poiivoit donner de mari qui la méritât. Mais quelque ardeur de prière qu'elles y eussent apportée l'une et l'autre, eu>sent-elles obtenu pour un prince de piété commune ce qu'elles ont obtenu pour vous? X'on, non, Sire; il n'y a personne qui raisonnablement se puisse plaindre, quand je dirai que V. M. n'a mis ses affaires au bon état où elles sont que par le soin de plaire à Dieu et la crainte de l'offenser. Continuez, Sire, de marcber dans un cbemin si assuré. Haïssez toujours le mal -. Dieu vous fera toujours du bien. Je ne crois pas qu'il y ait cbose au monde que vous désiriez, et qui vous soit si désirable comme d'être père. Vous le serez, Sire, par beaucoup de raisons; mais ce n'en sera pas une des moindres que la com[)assion que vous aurez eue d'un père afflige comme je le suis; et dans peu de jours, V. M. remettra tellement les rebelles dans leur devoir que ce que j'ai dit sera véritable :
EnQii mon Roi les a mis bas,
Ces imirs qui de tant de combats
Furent les tragiques matières.
La Roi'helle est en poudre, et ses cliamps désertés.
Nont face que de cimetières Uù gisent les Titans qui les ont habités.
C'est là, Sire, que tendent les vœux de tous les gens de bien, et, autant que de nul autre, ceux de votre très-bumble, très-obéissant et tiès-affectionné sujet et serviteur,
MALHERBt.