‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 25 sur 162 · A LA REINE MARIE DE MÉDICIS · texte numérisé non relu

A LA REINE MARIE DE MÉDICIS

SUR SA BIEN-VENUE EN FRANCE; PRÉSENTÉE A \IX , L'aNNÉE <6«tO.

Peuples , qu'on mette sur la tête -

Tout ce que la terre a de fleurs;

Peuples, que cette belle fête

A jamais tarisse nos pleurs;

Qu'aux deux bouts du monde se voie ^

Luire le feu de notre joie ,

Et soient dans les coupes noyés ''

Les soucis de tous ces orages,

t. Ce' te ode est bien écrite , pleine d'images et d'expressions lieureuse» , mais un peu froide et vide de clioses, comnne presque tout ce qu'a fait Malherbe, (or il faut avouer que le poêle n'est guère rccommandable que pour le style. Au lieu de cet insupportable amas de fastidieuse galanterie dont il assassine cette pauvre reine, un poète fécond et véritablement lyrique, en parlant à une princesse du nom de Médicis , n'aurait pas oublié de s'étendre sur les louanges de celte famille illustre, qui a ressuscité les lettres et les arts en Italie et de là en Europe. Comme elle venait régner en France, il en aurait tiré un augure favorable

ir les ai ts et la lillérilure de ce pays. Il eût fait un tableau court, pathétique et chaud de la barbarie où nous étions jusqu'au régne de François 1er. Ce plan lui eût fourni un poème grand, noble, varié, plein d'âme et d'intérêt, et plus flatteur pour une jeune prince-se. surtout s'il eût su lui parler de sa beauté moins longuement et d'une manière plus simple, plus vraie, plus naïve qu'il ne la fait. Je demande si cela ne vaudrait pas mieux

ir la gloire du poète et pour le plaisir du lecteur. Il eût peut-être appris à traiter Tode de celte manière, s'il eût uiieui lu, étudié, compris la langue et le Ion de Pindare, qu'il méprisait beaucoup au lieu de cliei cher à le connaître un peu. A. CuESiEa.

2. Début noble et beau. La répétition du mot peuples est vive elania^éc

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