‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 40 sur 162 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Conforme donc, Seigneur, ta grâce à nos pensées; Ote-nous ces objets qui des choses passées Ramènent à dos }eu\ le triste souvenir; Et comme sa valeur, maîtresse de l'orage , A nous doiinei' la paix a montré son courage, Fais luire sa prudence à nous l'entretenir.

11 n'a point son espoir an nombre des armées ^ Étant bien assuré que ces vaines fumées N'ajoutent que de l'ombre à nos obscurités. L'aide qu'il veut avoir, c'est que tu le conseilles ; Si tu le fais, Seigneur, il fera des merveilles, Et vaincra nos souhaits par nos prospérités.

Les fuites des méchants tant soient -elles secrètes, Quand il les poursuivra, n'auront point de cachettes, Aux lieux les plus profonds ils seront éclairés : Il verra sans effet leur honte se produire, Et rendra ic-^ desseins qu'ils feront pour lui nuire Aussitôt confondus comme délibérés.

La rigueur de ses lois, après tant de licence, Redonnera le creur à la foible innocence, Que dedans la misère on faisoit envieillir. A ceux qui l'oppressoient il ôtera l'audace ; Et sans distinction de richesse ou de race. Tous de peur de la peine auront peur de faillir.

(. Vide! X. CUEMtu.

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l.a teneur de son nom rendra nos villes fortes • , On n'en gardera pins ni les murs ni les [>ortes, Les veilles cesseront au sommet de nos tours; Le fer mieux em|)loyé cultivera la terre, Et le peuple qui trend)le aux frayeurs de la guerre, Si ce n'est pour danser, n'orra plus de tambours.

Loin des mœurs de son siècle il bannira les vices-. L'oisive nonchalance et les molles délices , Qui nous avoient portés jusqu'aux derniers hasards; Les vertus reviendront de palmes couronnées, Et ses justes faveurs, aux mérites données. Feront ressuscit<M' rexcellciue des arts

La foi de ses aieux , ton amour et ta crainte, Dont il porte dans l'ame une éternelle empreinte, D'actes de piété ne [lourront l'assouvir 3; 11 étendra ta gloire autant que sa puissance, Et n'ayant rien si cher que ton obéissance , Où tu le fais régner, il te feia servir *.

*. strophe excelleiile. Le pieiiiier vers esl plein de sens et d'une expression nervtuse. Le Iroisième esl pittoresque et dune franchise, d'une purelt et d'une élégance de liinRage admirables; de môii:e est le suivant. Lii pensée des derniers isl excellente. N'orra n'est pas heureux. A. CuE.MEii

2. Celle-ci n'ist pas moins belle et pour le sens el pour tout; peul-ètrt même est-elle plus parfaite coaiine poésie. La belle imaf;e «lue celle dt quatrième \ers! Il n'y a rien en notre langue d'un style plus excellent qut ces trois derniers vers-là .\. ( UKMtu.

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