LIVRE II
A commencé le parricide, Mais il ne l'a pas achevé.
Pucelles, qu'on se réjouisse ' , Mettez- vous l'esprit en repos; Que cette peur s'évanouisse, Vous la prenez mal à propos; Le loi vit , et les destinées Lui gardent un nombre d'années Qui fera maudire le sort A ceux dont l'aveugle manie Dresse des plans de tyrannie Pour bâtir quand il sera mort.
0 bienheureuse intelligence, Puissance quiconque tu sois, Dont la fatale diligence - Préside à l'empire françois î Toutes ces visibles merveilles De soins, de peines et de veilles.
Qui jamais ne t'ont pu lasser, X'ont-elles pas fait une histoire
r Cett» strophe et là précédente auraient dû être fondues en me. La marche est lente. A. Che.meu.
2 Le mot fatal est là dans le vrai sens du latin. On ne remploie plus amsi. C'était une richesse véritable. Malherbe l'aimait. Il a dit ailleurs :
Qui ne sait de quelles lempèt' s Leur fatale main au'.rtfois.
Portant la foudre de nos rois, Des Alpes a battu les lêtes?..
Et ailleurs :
Par cet espoir fatal. ..
\ CllEMER
80 l'OI.SlI.S
(^)(rt'ii la plus iiifiiate inénjoire l.'uiihli lie sauroil effacer?
Ces archers an\ casaques peintes
Ne peuvent pas n'être surpris,
Ayant à combattre les feintes
De tant d'infidèles esprits.
Leur présence n'est qu'une jwinpe ;
Aveccpie peu d'art on les trompe.
Mais de quelle dcxl^^rité
Se peut déguiser une audace.
Qu'en l'ame aussitôt quen la face
Tu n'en lises la vérité?
Grand démon d'éternelle marque ', Fais qu'il te souvienne toujours Que tous nos maux en ce monarque Ont leur refuge et leur secours; Kt qu'arrivant l'heure prescrite , Que le trépas, qui tout limite.
Nous privera de sa valeur, Nous n'avons jamais eu d'alarmes Où nous ayons versé des larmes Pour une semblable douleur.
Je sais bien que par la justice, t)ont la paix accroît le pouvoir,
I ToiitL- celle lin est Irop loii|ZUe. défaut commtin à presque toutes le oiles tie Malhert)e, et môme de Rousseau. Il est bien difûcile de souleni si lonp-temps le Ion de ctialeur et d'enthousiasme qui lonMenl h l;i lyre.
A (.UKKIIIl.