‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 51 sur 162 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

Trouve de si doux appas A te servir et te plaire , Que c'est la mettre en colère Que de ne l'employer pas.

Use de sa bienveillance, Et lui donne ce plaisir, Qu'elle suive ta vaillance A quelque nouveau désir.

Où que tes bannières aillent , Quoi que tes armes assaillent Il n'est orgueil endurci Que brisé comme du verre A tes pieds elle n'atterre S'il n'implore ta merci.

Je sais bien que les oracles Prédisent tous qu'à ton fils Sont réservés les miracles De la prise de Mempbis; Et que c'est lui dont l'épée , Au sang barbare trempée.

Quelque jour apparoissant A la Grèce qui soupire , Fera décroître l'empire De l'infidèle Croissant.

Mais tandis que les années Pas à pas font avancer

92 l'OKSJES.

L'âge où de ses destinées La gloire doit commencer ; Que fais-tu que, d'une armée A te venger animée, Tu ne mets dans le tombeau Ces voisins, dont les pratiques.

Ue nos rages domestiques Ont allumé le flambeau ;•

Quoique les Alpes chenues Les couvrent de toutes parts , Et fassent monter aux nues Leurs effroyables remparts; Alors que de ton passage On leur fera le message.

Qui verront-elles venir Envoyé sous tes auspices, Qu'aussitôt leurs précipices Ne se laissent aplanir '

Crois-moi , contente l'envie Qu'ont tant de jeunes guen iei:

D'aller exposer leur vie Pour t'acquérir des lauriers; Et ne tiens point otieuses Ces âmes ambitieuses, Qui , jusques où le matin Met les étoiles en fuite , Oseront sous ta conduit»- Alh'i (juerir du butin

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