‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 55 sur 162 · LIVRE ir · texte numérisé non relu

LIVRE ir

Pauvre Puilis mal avisée, Cessez de servir de risée, Et souffrez que la vérité Vous témoigne votre ignorance , Afin que, perdant l'espérance, Vous perdiez la témérité.

C'est de Glycère que procèdent Tous les ennuis qui me possèdent , Sans remède et sans reconfort.

Glycère fait mes destinées ; Et, comme il lui plaît, mes années Sont ou près ou loin de la mort.

C'est bien un courage de glace, Où la pitié n'a point de place , Et que rien ne peut émouvoir; Mais quelque défaut que j'y blâme , Je ne puis l'ôter de mon ame, Non plus que vous y recevoir.

SONNET

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Je le coimois, Destins, vous avez arrêté Qu'aux deux fils de mon roi se partage la terre, Et qu'après le trépas ce miracle de guerre Soit encore effroyable en sa postérité.

Leur courage aussi grand que leur prospéiité Tous les forts orgueilleux brisera comme verre; Et qui de leurs combats attendra le tonnerre Aura le cbàtiment de sa témérité.

Le cercle imaginé qui de même intervalle Du rSord et du Midi les distances égale ^, De pareille grandeur bornera leur pouvoir :

Mais étant tils d'un père où tant de gloire abonde, Pardonnez-moi, Destins, quoi qu'ils puissent avoir. Vous ne leur donnez rien s'ils n'ont cliacun un monde.

i. A l'uccnsion de la iiuissaore du sctoiid (ils d'Henri IV, le duc d'Orléans né le 6 avril 1607 cl mort en 1611, le niôme dont on ht lepilaplie, liv. III.

Édit.

■J. l.'éqiialeur. liuir.

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