‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 56 sur 162 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

SONNET

AU ROI HENRI-LE-GRAND

1607 or 1608.

Mon Roi, s'il est ain.si que des choses futures L'école d'Apollon apprend la vérité , Quel ordre merveilleux de belles aventures Va combler de lauriers votre postérité!

Que vos jeunes lions vont amasser de proie, Soit qu'aux rives du Tage ils portent leurs combats, Soit que de l'Orient mettant l'empire bas , Ils veuillent rebâtir les murailles de Troie ^ !

Ils seront malheureux seulement en un point : C'est que si leur courage à leur fortune joint Avoit assujetti l'un et l'autre hémisphère,

Votre gloire est si grande en la bouche de tous, Que toujours on dira qu'ils ne pouvoient moins faire, Puisqu'ils avoient l'honneur dêtre sortis de vous.

«. .4IIUSI0U a l'aucienue fable qui fail descendre les Fiançais d'un prétendu fils d'Oeclor nomme trancm ou Francion. toir.

102 l'OlSlKS.

CHANSON

Sin I.E DKPAKT l)K LA VICOMTESSE D AICIIY

1 fi08 .

Ils s'en vont ces rois de ma vie.

Ces yeux, ces beaux yeux, Dont l'éclat fait pâlir d'envie Ceux même des cieux.

Dieux , amis de l'innocence , Qu'ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va précipiter ?

Elle s'en va, cette merveille F'our (pii , nuit et jour, Quoi que la raison me conseille, Je brûle d'amour.

Dieux, amis de l'innocence, Qu'ai-je fait pour mériter Les ennuis où cette absence Me va iMécipiter ?

(. Charlotte des Ursios. c'est la Caliste du troisième livre des Lettres de Malberbe. Od a d'elle une Paraphrase sur VEp(tre de S. Paul aux Héhrenx Éo<t

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