IVRE TT
Une reine qui les conduit De tant de merveilles reluit, Que le soleil qui tout surmonte, Quand même il est plus flamboyant S'il étoit sensible à la honte, Se cacheroit en la voyant.
Aussi le temps a beau courir, Je la ferai toujours fleurir Au rang des choses éternelles, Et, non moins que les immortels , Tant que mon dos aura des ailes , Son image aura des autels.
Grand Roi, faites-leur bon accueil; Louez leur magnanime orgueil Que vous seul avez fait ployable, Et vous acquérez sagement, Atin de me rendre croyable, La faveur de leur jugement.
Jusqu'ici vos faits glorieux Peuvent avoir des envieux; Mais quelles âmes si farouches Oseront douter de ma foi , Quand on verra leurs belles bouches Les raconter avecque moi .^
i:u i>()i;siKs
STANCES
POl R IIENRI-LE-GHANf). SOIS LE NOM D ALCANDRE
AU SUJET DE I.'aRSENCE DE I,\ PRINCESSE DE CONDE 2, sors LE >0M DORAMnF..
lf.09.
Donc cette merveille des cieux, Parce qu elle est chère à mes yeux En sera toujours éloignée, Et mon impatiente amour, Par tant de larmes témoignée , N'obtiendra jamais son retour!
Mes vœux donc ne servent de rien !
Les dieux, ennemis de mon bien.
1 II y a dexcellenIt'S choses dans relie pièce et dans les deux autres Les vers qu'il a faits pour les amours d'aulrui valent mieux que ceux où il rlianle les siens; mais tout cela est encore bin froid On ne s'échauffe |' de la chaleur d'un antre, cl il n'avait jamais aimé lui-mônie. Je nam point à voir sa lyre devenir Ventreinetteuse du roi et de plusieurs pan culiers. A.Chemer.
2. Charlolle-Marguerite de Montmorency, femme de nenri de Ilourhon premier prince du sanp, cl (iile du dernier connéiable de Moiilmoreiu\ r.omme Henri IV en était amouriMii, M. le prince avait quille la cour, qm se tenait alors à lontainebicau, pour se retirer ii Morel avec la princesse
i':pit.