‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 77 sur 162 · LIVRE IJ · texte numérisé non relu

LIVRE IJ

>'e veulent plus que je la voie , Et semble que de rechercher Qu'ils me permettent cette joie , Les invite à me l'empêcher.

O beauté, reine des beautés !

Seule de qui les volontés Président à ma destinée , Pourquoi n'est , comme la Toison , Votre conquête abandonnée A l'effort d'un autre Jason?

Quels feux , quels dragons, quels taureaux , Quelle horreur de monstres nouveaux , Et quelle puissance de charmes , Pourroient empêcher qu'aux enfers Je n'allasse avecque les armes Rompre vos chaînes et vos fers?

.N'ai-je pas le cœur aussi haut, Et, pour oser tout ce qu'il faut, Ln aussi grand désir de gloire.

Que j'avois lorsque je couvri D'exploits d'éternelle mémoire Les plaines d'Arqués et d'Ivry?

Mais quoi! ces lois, dont la rigueur Retient mes souhaits en langueur.

Régnent avec un tel empire , Que si le ciel ne les dissont,

\:U\ POKSIKS.

l'oiii pouvoir ce que je désire, Ce n'est rien (pie de pouvoir tout.

.le ne veux point, en me llattant , Croire que le Sort inconstant De ces tempôtes me délivre; Quelque espoir qui se puisse (Hlin .

Il faut que je cesse de vivre , Si je veux cesser de souffrir.

Arrière donc ces vains discours, Qu'après les nuits viennent les jour; Kt le repos après l'orage.

Autre sorte de reconfort Ne me satisfait le courage Que de me résoudre à la mort.

C'est là que de tout mon tourment Se bornera le sentiment; Ma foi seule, aussi pure et belle Comme le sujet en est beau.

Sera ma compagne éternelle, Kt me suivra dans le tombeau.

Ainsi , d'une mourante voix , Alc.\ndre, au silence des bois, Ténioignoit ses vives atteintes, VA son visage sans couleur Faisoit connoître (jue ses plamlcs lltoient moindres que sa (louh'ui

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