‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 8 sur 162 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Les ondes que j'épands d'une éternelle veine Dans un conrage saint ont leur sainte fontaine Oii l'amour de la terre et le soin de la chair Aux fragiles pensers ayant ouvert la porte, Une plus belle amour se rendit la plus forte , Etile lit repentir aussitôt que pécher.

Henri , de qui les yeux et l'image sacrée

Fout un visage d'or à cette âge ferrée,

>e refuse à mes vœux un favorable appui ;

Et si pour ton autel ce n'est chose assez grande , i Pense qu'il est si grand, qu'il n'auroit point d'otfrande ^ S'il n'en recevo t point que d'égales à lui.

La foi qui fut au cœur d'où sortirent ces larmes Est le premier essai de tes premières armes, Pour qui tant d'ennemis à tes pieds abattus, Pâles ombres d'enfer, poussière de la terre, Ont connu ta fortune, et que l'art de la guerre A moins d'enseignements que tu n'as de vertus.

De son nom de rocher, comme d'un bon augure, Un éternel état l'Église se figure ; Et croit, par le destin de tes justes combats. Que ta main relevant son épaule courbée * , Un jour, qui n'est pas loin , elle veira tombée La troupe qui l'assaut et la veut mettre bas.

<. Puisse prêter I épaule au monde cbancelant,

a dil le grand Coriitiile par uue iinaire différente dans la .Mort de l'ompée

A. Chemek.

r. l'OI.MKs

Mais le coq a < liante pendant que |c m ,in)'(< A l'ombre des lauriers qui t'eud}ras^ent la lèlc. Et la source déjà commençant à s'ouvrir, A lAolié les ruisseaux qui font bruire leur trac, Kntre tant de mallieurs estimant une grâce, Qu'un MonaKjue si iirand les regarde (oiuir.

Ce miracle d'amour, ce courage invincilde, Qui n'espéroit jamais une chose possiiilc Que rien finît sa foi que le même trépas, De vaillant fait couard, de fidèle fait traître. Aux portes de la peur abandonne son maître, l:t jure ini|)udemment qu'il ne le cormoft pas.

A peine la parole avoit quitté sa bouche, Qu'un regret aussi prompt en son ame le touche ; Et mesurant sa faute à la peine d'autrui , Voulant faire beaucoup, il ne peut davantage Que soupirer tout bas, et se mettre au visage Sur le leu de sa honte une cendre d'ennui.

Les arcs qui de plus près sa poitrine joignirent , Les traits qui plus avant dans le sein ratteignireiil Ce fut quand du Sauveur il se vit regardé ; Les yeux furent les arcs, les œillades les llèches Qui percèrent son ame, et remplirent de brèches Le rempart qu'il avoit si lùcbeiiient gardé.

Cet assaut comparable à l'éclat «l'une foudre. Pousse et jcltc iTuii <oup ses déConses en poudic;

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