‹ Poèsies. Avec un commentaire inéditChapitre 95 sur 162 · LIVRE JII. lOU · texte numérisé non relu

LIVRE JII. lOU

Les deux frères de qui la guerre Ne cessa point dans !e tombeau ♦.

C'est en la paix que toutes choses -

Succèdent selon nos désirs ;

Comme au [-rintemps naissent les roses,

En la paix naissent les plaisirs;

Elle met les pompes aux villes,

Donne aux champs les moissons fertiles,

Et de la majesté des lois

Appuyant les pouvoirs suprêmes ,

Fait demeurer les diadèmes

Fermes sur la tête des rois.

Ce sera dessous cette égide Qu'invincible de tous côtés , Tu verras ces peuples sans bride Obéir à tes volontés ^; Et , surmontant leur espérance '*, Remettras en telle assurance

i. Celle strophe fst fort belle. Les deux derniers vers soûl parfait?. On ne sauraU exprimer un sens pus mâle et plus énergique d'une manière plus simple et plu» franche. Ce tour est ë imiter. A. Chesier.

2. Voilà une strophe divine, et qui suit bien la précédente. Cela est plein de vie et de mouvement. Comme ce tableau de la paix est plein et achevé ! comme les quatre premiers vers, délicieux et pleins de grâce, contrastent aisément a^ec le ton noble et Timage frappante de la fin .' Il faut voir dans Tibulle un tableau de la paix, dune couleur moins forte, et qui nest pas aussi vif ni aussi rapide, mais charmant et parfait dans son genre.

A. Chf.mer.

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