A LA REINE MARIE DE MEDICIS
FENDANT Sa REGENCE.
Objet divin des âmes et des yeux ,
Reine, le chef-d'<puvie des cieux , Quels doctes vers me feront avouer Digne de te louer ?
Les monts fameux des vierges que je sers
Ont-ils des (leurs en leurs déserts Qui , s'efforçant d'embellii ta couleur , Ne ternissent la leur?
Le Thermodon a vu seoir autrefois
Des reines au trône des rois ; Mais que vit-il par qui soit débattu Le prix à ta vertu ?
Certes nos li> , (juoi(jii«^ hieii ciilti>és,
>e s'étoient jamais élevés Au point heureux où les Destins amis Sous ta main les ont mis.
A leur otieur l'Anglois se relâchant ,
Notre amitié va reclierchant ; Et l'Espagnol, prodige merveilleux!
Cesse d'être orgueilleux '.
De tous côtés nous regorgeons de biens;
Et qui voit l'aise où tu nous tiens.
De ce vieux siècle aux Fahles récité Voit la félicité.
Quelque discord , murmurant bassement
Nous fit peur au commencement ; Mais sans eftet presque il s'évanouit, Plus tôt qu'on ne l'ouït.
Tu menaças l'orage paroissant , Et, tout soudain obéissant, Il disparut comme flots courroucés Que Neptune a tancés
I U!i rommençait j traiter du double mariage qui fui rouclu, Taunée suivante, entre Louis XMI et l'infante d'Espapne, le prince d'Espauiie et madame Llisabelli de France. Kpit.
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Que i)uisses-tu, grand soleil de nos jours,
Faire sans fin le même cours ,
Le soin du ciel te gardant aussi bien
Que nous garde le tien !
Puisses-tu voir sous le bras de ton fils
Trébucher les murs de Memphis, Et de Marseille au rivage de Tyr Son empire aboutir !
Les vœux sont grands ; mais avecque raison
Que ne peut l'ardente oraison !
Et , sans flatter, ne sers-tu pas les dieux Assez pour avoir mieux ?
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A M. DL .MAI>'fc: ',
SUR SES ŒUVRES SPIRITUEL LEï
Tu me ravis, du Maine, il faut que je l'avoue, Et tes sacrés discours me cliarnieiit tellement Que, le monde aujourd'hui ne m'étant plus que boue Je me tiens profané d'en parler seulement.
Je renonce à l'Amour, Je quitte son empire, Et ne veux point d'excuse à mon impiété , Si la beauté des cieux n'est l'unique beauté Dont on m'orra jamais les merveilles écrire.
Caliste se plaindra de voir si peu durer
La forte passion qui me faisoit jurer
Qu'elle auroit en mes vers une gloire éternelle;
Mais si mon jugement n'est point hors de son lieu , Dois-je estimer l'ennui de me séparer d'elle, Autant que le plaisir de me donner à Dieu ?
^. Lnuis (lu Maine, baron de Cliabans. Il avait servi dans les armersdu roi en qualité d'ingénieur et daide-de-camp. il il avait été lieulcnani d'artillrrie fiiez les Vénitiens De retour en Franre, il fut tue près des Minimes de la l'Iace- Royale, par >J. de I. enclos, père de la célèbre Ninon
Édit