A L A 1{ E I > E MARIE DE M E I) I C I S
;CR LA MORT DE MONSEIGNECR LE DUC D'ORLÉANS SON SECOND riLS.
Consolez-Yous, madame, apaisez votre plainte : La Fiance, à qui vos yeux tiennent lieu de soleil, Ne dormira jamais d'un paisible sommeil, Tant que sur votre front la douleur sera peinte.
Reudez-vous à vous-même , assurez votre crainte , Et de votre vertu recevez ce conseil , Que souffrir sans murmure est le seul appareil Qui peut guérir Tennui dont vous êtes atteinte.
Le ciel , en qui votre ame a borné ses amours ,
Étoit bien obligé de vous donner des jours
Qui fussent sans orage et qui n'eussent point d'ombre
Mais ayant de vos fils les grands cœurs découverts, N'a-t-il pas moins failli d'en ôter un du nombre Que d'en partager trois en un seul univers?
174 POKSIES
SONNET
Kl'ir\l'lli; IH MK.MK DlC I) OUl.KA.NS.
Plus Mars que Mars Je la Tlirace, Mon père victorieux Aux rois les plus glorieux Ota Ja première place.
Ma mère vient d'une race Si fertile en demi-dieux , Que son éclat radieux Toutes lumières efface.
Je suis poudre toutefois, Tant la Parque a fait ses \o\> Égales et nécessaires.
Rien ne m'en a su parer :
Apprenez, âmes vulgaires, A mourir sans murmurer.