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LA CIGALE

Quel heureux et brillau'l dosliu,

Cigale aimable, est ton partage!

Sous le dôme d'un vert feuillage

ïu bois les paifums du matin ,

Et ta voix charme le bocage.

Pour toi les trésors des saisons

A Penvi s'empressent d'éclore :

Le laboureur taime et t'honore,

Car tu respectes ses moissons.

l'on aspect réjouit la vue :

11 chasse les sombres autans;

La messagère du printemps

En tous lieux est la bienvenue.

Chère à Phébus, chère aux neuf Sœurs,

De leur divine mélodie

Ils t'enseignèrent les douceurs.

.Jamais la triste maladie,

Jamais la vieillesse engourdie

N'oseront approcher de toi ;

Prudente élève de Cybèle ,

Dans'une jeunesse immortelle

Des ans tu sais braver la loi.

Ton corps léger, noble cigale,

Semble n'appartenir qu'aux cieux :

Que s'en faut-il, fille des dieux,

Que des dieux lu ne sois l'égale?

514 TKADUCIIUNS.

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