‹ Poésies. Avec une noticeChapitre 43 sur 121 · LE BIEN-AIMÉ · texte numérisé non relu

LE BIEN-AIMÉ

R Des autans orageux ne crains plus la furie , Mon amante , ma sœur, ma colombe chérie ! Tes regards et ta voix enivrent ton époux; Car ta voix est sonore et tes regards sont doux. »

CHAMS ÉLÉGlAQUi:S. 75

I,A SCLAMITE.

«Mon amant osl pnnr moi l'ormeau <lo la colline. ■>

Li: BIEN-AIMÉ.

« Mon amante a l'éclat de la cité divine. Comme un cèdre au-dessus de l'aride Imisson , Tu brilles au milieu des filles do Sion. »

LA SUI.AMHT.

« Comme l'humble arbrisseau rentre dans la bruyère Quand le pin jusqu'aux cieux lève sa tète altière . Les enfants d'Israël s'abaissent devant toi. Tes rameaux caressants se sont penchés vers moi ; J'ai dormi sous ton ombre, et ma lèvre amoureuse A goûté de tes fruits la fraîcheur savoureuse. Revenez , chants daniour ! mes lugubres concerts K'iront plus désormais attrister nos déserts. 0 vierges de Sion ! ô mes douces compagnes ! J'ai vu le bien-aimé descendre des montagnes. »

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