‹ Poésies canadiennes (volume 2)Chapitre 37 sur 52 · LA FORET VIERGE · texte numérisé non relu

LA FORET VIERGE

Inextricable amas de fleurs et de lianes, Dédales odorants que forment les grands fûts D*arbres pensifs mirant leur ombrage diffus Aux flots où le castor élève ses cabanes ;

Sentiers profonds creusés, sous les halliers touffus, Par le sabot des cerfs courant en caravanes ; Calme majestueux des lacs et des savanes Qu'enivrent des oiseaux les ramages confus ....

178 Les Feuilles d'Erable

C'est rimmense forêt dans sa majesté sainte, Où pas un pied humain n*a laissé son empreinte, Où seul le vieil esprit des bois s est reposé.

Elle dort . . . Mais soudain un coup de feu résonne . A ce bruit, la forêt séculaire frissonne Et s'incline devant Thomme civilisé.

i;iLE D'ORLÉANS

Près du Montmorency dont la vague au galop Plonge entre les parois d*un grand cap qui chancelle, Llle, large oasis qui sommeille sur Teau, Ainsi qu'une émeraude au soleil étincelle.

Des arbres, l'entourant comme d'un frais manteau, Y bercent les oiseaux par milliers sous leur aile, Et, mirant dans les flots Tangle de leur tourelle. De coquettes villas en ornent le coteau.

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C'est un lieu ravissant, un éden minuscule Où, pour fuir les chaleurs de lapre canicule. Les Québécois s'en vont le dimanche s asseoir.

La légende a toujours poétisé cette île ; Et Ion dit que souvent sur son talus fertile Les mânes des Hurons apparaissent le soir.

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