LA FORET VIERGE
Inextricable amas de fleurs et de lianes, Dédales odorants que forment les grands fûts D*arbres pensifs mirant leur ombrage diffus Aux flots où le castor élève ses cabanes ;
Sentiers profonds creusés, sous les halliers touffus, Par le sabot des cerfs courant en caravanes ; Calme majestueux des lacs et des savanes Qu'enivrent des oiseaux les ramages confus ....
178 Les Feuilles d'Erable
C'est rimmense forêt dans sa majesté sainte, Où pas un pied humain n*a laissé son empreinte, Où seul le vieil esprit des bois s est reposé.
Elle dort . . . Mais soudain un coup de feu résonne . A ce bruit, la forêt séculaire frissonne Et s'incline devant Thomme civilisé.
i;iLE D'ORLÉANS
Près du Montmorency dont la vague au galop Plonge entre les parois d*un grand cap qui chancelle, Llle, large oasis qui sommeille sur Teau, Ainsi qu'une émeraude au soleil étincelle.
Des arbres, l'entourant comme d'un frais manteau, Y bercent les oiseaux par milliers sous leur aile, Et, mirant dans les flots Tangle de leur tourelle. De coquettes villas en ornent le coteau.
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C'est un lieu ravissant, un éden minuscule Où, pour fuir les chaleurs de lapre canicule. Les Québécois s'en vont le dimanche s asseoir.
La légende a toujours poétisé cette île ; Et Ion dit que souvent sur son talus fertile Les mânes des Hurons apparaissent le soir.