SUR LE LAC SAINT-JEAN
Enorme pan d'azur tombé du firmament Au milieu d'une plaine insondable et féerique, Le lac, ceint d'un bandeau d'ombrage titanique. Resplendit et chatoie ainsi qu'un diamant.
Le couchant, teignant d'or chaque plante aquatique, Allume sur les eaux un vaste embrasement Où les arbres du bord, au profil fantastique. De leurs fronts radieux mêlent le verdoiement.
182 Les Feuilles d* Erable
Un immense concert de voix mystérieuses S'élève des ajoncs et des vagues rieuses, D enivrantes fraîcheurs tombent de Tinfini.
Sentant Tombre venir, le cerf des flots s'approche ; Et dans les profondeurs du lointain rembruni L'on entend par moments les soupirs d'une cloche.