‹ Poésies canadiennesChapitre 11 sur 41 · A FRANÇOIS COPPÉE · texte numérisé non relu

A FRANÇOIS COPPÉE

Dans les nuits du printemps, lorsque tout fait silence. Excepté les soupirs harmonieux du vent, Excepté le babil du flot plein d'indolence, Aux balcons nous aimons à rêver très souvent.

Parfois, interrompant la demi-somnolence Où nous sommes plongés par le recueillement, De suaves rumeurs, que la brise balance.

Viennent nous enivrer dans notre isolement.

42 Les Feuilles d'Erable

Ces doux bruits sont Técho vague des harmonies Que versent du lointain les forêts infinies Sous le souffle embaumé du divin floréal ;

De même des lambeaux de ton chant sympathique> Sur les ailes du vent, à travers TAtlantique, Sont venus bien des fois nous griser d'idéal !

Page 1