‹ Poésies canadiennesChapitre 23 sur 41 · A COQUELIN · texte numérisé non relu

A COQUELIN

Le jour incessamment luit sur l'Empire anglais, Et, lorsque le soleil se couche sur le Gange, La cime de nos monts de teintes d'or se frange, L'aube glisse à travers nos grands bois ses reflets.

De même le soleil de l'art ne meurt jamais; Sur chaque siècle il laisse une lueur étrange. Et, quand un peuple veut l'éteindre dans la fange,. Il s'en va rayonner sur de plus hauts sommets.

126 Le.H Feuilles (V Erable

De son plus vif éclat il brille sur la France, Y fait tout resplendir, et, malgré la distance, Projette sur nos bords son reflet réchauffant ;

Et si parfois pâlit sa lumière féconde,

•C'est qu'alors de Paiîs quelque sublime enfant

Verse à flots ses rayons à l'autre bout du monde.

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