LE THE
Je n'ai jamais aimé cette ivresse bruyante Qui dérange les plis de notre dignité:
La grande Muse porte un péplum bien sculpté Et le trouble est banni des âmes qu'elle hante.
L'observance du rite et la sobriété Décorent tes amants, ô Muse triomphante î Pourtant, dans les langueurs que la veillée enfante. Ma débile nature aime l'abus du thé.
La porte close, afin que nul importun n'entre,
Je bois la liqueur chaude et me couche à plat ventre
Dans mon alcôve ainsi qu'une Ijête en son antre;
Tandis qu'une amoureuse aux baisers vipérins, Blanche comme l'étoile éprise des marins, Se fait un oreiller frémissant de mes reins.
SONNETS. 91