‹ Poésies (volume 2)Chapitre 21 sur 73 · LE THE · texte numérisé non relu

LE THE

Je n'ai jamais aimé cette ivresse bruyante Qui dérange les plis de notre dignité:

La grande Muse porte un péplum bien sculpté Et le trouble est banni des âmes qu'elle hante.

L'observance du rite et la sobriété Décorent tes amants, ô Muse triomphante î Pourtant, dans les langueurs que la veillée enfante. Ma débile nature aime l'abus du thé.

La porte close, afin que nul importun n'entre,

Je bois la liqueur chaude et me couche à plat ventre

Dans mon alcôve ainsi qu'une Ijête en son antre;

Tandis qu'une amoureuse aux baisers vipérins, Blanche comme l'étoile éprise des marins, Se fait un oreiller frémissant de mes reins.

SONNETS. 91

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