‹ Poésies (volume 2)Chapitre 41 sur 73 · REPRESAILLES · texte numérisé non relu

REPRESAILLES

Le louvre n'est jamais assez loin des prisons, Encor qu'on l'ait bâti dans des profondeurs sûres; Un cri, soudain, transit les royales luxures Bien qu'on ait épaissi d'étoffes les cloisons.

A'ainement sur le meurtre ont fleuri les gazons ;

En vain pèse la dalle énorme et sans fissures ;

Le mort sursit, les doiarts mouillés dans ses blessures.

Et baptise de sang l'auteur des trahisons.

Car rien ne peut ravir les bourreaux aux victimes. Vous le savez, mon Dieu, dans les splendeurs intimes De vos sept cieux mieux clos que des villes de fer.

Oui, tu le sais, vainqueur antique des ténèbres, Qu'épouvante à jamais, grossi d'échos funèbres, L'infatigable cri de l'héro'ique enfer!

>OIRS MOROSES.

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