‹ Poésies (volume 2)Chapitre 42 sur 73 · L'ABSENTE · texte numérisé non relu

L'ABSENTE

C'est une chambre où tout languit et s'effémine: L'or blême et fhaud du soir, qu'émousse la peri^ienne, D'un ton de vieil ivoire ou de guipure ancienn*^ Apaise Téclat dur d'un blanc tapis d'hermine.

Plein de la voix mêlée autrefois à la sienne, Et triste, un clavecin d'ébène, cjue domine Une coupe où se meurt, tendre, une balsamin«\ Pleure les doigts défunts de la musicienne.

Sous des rideaux imbus d'odeurs fades et moites, De pesants bracelets hors du satin des boîtes Se répandent le long d'un chevet sans haleinp.

Devant la glace, auprès d'une veilleuse éteintc Bat le pouls d'une blanche horloge en porcelaine. Et le clavecin noir gémit, quand l'heure tinte.

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