‹ Poésies (volume 2)Chapitre 61 sur 73 · LES MANSARDES · texte numérisé non relu

LES MANSARDES

Nids sans duvet, étroits logis, Où, brûlés de pleurs qu'on ignore, Tant d'3'eux par les veilles rougis Ne se fermeront qu'à l'aurore.

Sur tout le fourmillement noir Et tout le bruit des foules viles, Vous vous rallumez chaque soir, 0 mansardes des grandes villes!

Ceux qui vont sans lever les yeux Aux vains plaisirs où Ton s'acharne Ne guettent point, si près des cieux^ Le réveil de chaque lucarne ;

Mais les poètes attendris, Sachant les besognes amères Des mères hélas ! sans maris Et des fils au chevet des mères,

Sous Tauvent en arc de tunnel Voient la lampe qu'un rideau voile.

Et, de loin, leur cœur fraternel Te salue, ô plaintive étoile !

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