‹ Poésies (volume 3)Chapitre 11 sur 78 · LE MARCHE DE LA MADELEINE · texte numérisé non relu

LE MARCHE DE LA MADELEINE

Debout! le soleil caresse nos draps.

Que ne suis-je né près de Mytilène !

Allons respirer l'odeur des cédrats Au marché qu'on tient à la Madeleine,

J'ai rêvé d'un grand château dans la plaine.

Nous étions (hélas ! tu me comprendras !) Moi, l'hôte d'un soir, vous, la châtelaine.

Debout! le soleil caresse nos draps.

PIIILOMELA. 57

Nous voyagerons lorsque tu voudras !

Nous irons en Grèce, au pays d'Hélène Dont les bras étaient moins beaux que tes bras. Que ne suis-je né près de Mytilène !

En Chine où les tours sont de porcelaine, Dans rinde où la noire a sous son madras Des cheveux crépus comme de la laine.

Allons respirer Todeur des cédrats.

Mais ce n'est qu'un rêve et tu t'en riras î

Allons acheter de la marjolaine.

De la marjolaine et des gobéas

Au marché qu'on tient à la Madeleine !

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