‹ Poésies (volume 3)Chapitre 12 sur 78 · A UN JEUNE HOMME IIICIIE · texte numérisé non relu

A UN JEUNE HOMME IIICIIE

Jeune homme riche, aimé des Dieux, Fuis ta Muse, hais^e les yeux

Des hlondes !

Garde-toi des rêves amers Et ne tente jamais les mers

Profondes î

Va, triomphe parmi le chœur Des filles hianches dont le cœur

Bat vite î Fais Tamour, nous ferons les vers; Idalie aux hocages verts

T'invite.

IMIILOMKLA. m

Cependant jo môle mon cri, Loin des jardins où la houri

Te baise, Aux sanglots des joueurs de lutJi.

Applaudissant qui donne Tut Dièse !

Mes destins sont pareils au leur; Notre muse, c'est la douleur

Sans treye; Ils ne sont pas ce que tu crois, Ces Jésus qui poilent la croix

Du rêve !

Le soir, sous le ciel endormi, Quand tu vas e'couter parmi

La brise Le gazouillis charmant du flot Uni sur la grève d'un îlot

Se brise,

60 PHILOMÉLA.

Le roc a t-il trouvé des mots, Enfant, pour te conter les maux

Qu'il souffre, Sentant son granit se creuser Sous l'impitoyable baiser

Du gouffre ?

Que t'importe ! chasse, aime et bois ; La gazelle à l'ombre des bois

Gambade.

Fou de Champagne ou de porto, Jette de l'or sous le râteau

De Bade !

Quitte les soins dont tu t'émeus.

N'as-tu pas les vins écumeux,

L'ivresse, Ton arabe qu'un dey dompta Et les cheveux luisants de ta

Maîtresse ?

IMIILOMELA. 61

Et sa cheville à l'os très fin, Qu'un incroyable brodequin

Étrangle, Et sa gorge couleur de lait, Cette seule rondeur qui n*ait

Pas d'angle?

62 PHILOMKLA.

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