LE THE
Je n'ai jamais aimé cette ivresse bruyante Qui dérange les plis de notre dignité; La grande Muse porte un péplum bien sculpté Et le trouble est banni des ûmes qu'elle hante.
L'observance du rite et la sobriété Décorent tes amants, ô Muse triomphante !
Pourtant, dans les langueurs que la veillée enfante, Ma débile nature aime l'abus du thé.
La porte close, afin que nul importun n'entre,
Je bois la liqueur chaude et me couche à plat ventre
Dans mon alcôve ainsi qu'une bête en son antre;
Tandis qu'une amoureuse aux baisers vipérins, Blanche comme l'étoile éprise des marins.
Se fait un oreiller frémissant de mes reins.