‹ Poésies (volume 3)Chapitre 27 sur 78 · LE THE · texte numérisé non relu

LE THE

Je n'ai jamais aimé cette ivresse bruyante Qui dérange les plis de notre dignité; La grande Muse porte un péplum bien sculpté Et le trouble est banni des ûmes qu'elle hante.

L'observance du rite et la sobriété Décorent tes amants, ô Muse triomphante !

Pourtant, dans les langueurs que la veillée enfante, Ma débile nature aime l'abus du thé.

La porte close, afin que nul importun n'entre,

Je bois la liqueur chaude et me couche à plat ventre

Dans mon alcôve ainsi qu'une bête en son antre;

Tandis qu'une amoureuse aux baisers vipérins, Blanche comme l'étoile éprise des marins.

Se fait un oreiller frémissant de mes reins.

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