‹ Poésies (volume 3)Chapitre 28 sur 78 · TEN-SI-0-DAI-TSIN · texte numérisé non relu

TEN-SI-0-DAI-TSIN

Ten-si-o-daï-tsin, Lumière souveraine,

Tu portes un ruban d'étoiles à ton cou,

Et le rouge soleil qui luit sur Naïkou

N'est qu'un de tes regards, ô prunelle sereine !

Mais tu hantes parfois la Grotte souterraine, Et le haut ciel revêt, sous le vol du hibou, La désolation sinistre d'un grand trou Sans bornes et qu'aucun rayon ne rassérène I

Mon âme sur qui pèse un étrange sommeil, Mon âme aussi, de l'ombre hôtesse coutumière, A des nuits sans étoile et des jours sans soleil.

Je voudrais te revoir comme à l'aube première Et baiser chastement ton sidéral orteil, Ten-si-o-daï-tsin, souveraine Lumière !

Page 1