TEN-SI-0-DAI-TSIN
Ten-si-o-daï-tsin, Lumière souveraine,
Tu portes un ruban d'étoiles à ton cou,
Et le rouge soleil qui luit sur Naïkou
N'est qu'un de tes regards, ô prunelle sereine !
Mais tu hantes parfois la Grotte souterraine, Et le haut ciel revêt, sous le vol du hibou, La désolation sinistre d'un grand trou Sans bornes et qu'aucun rayon ne rassérène I
Mon âme sur qui pèse un étrange sommeil, Mon âme aussi, de l'ombre hôtesse coutumière, A des nuits sans étoile et des jours sans soleil.
Je voudrais te revoir comme à l'aube première Et baiser chastement ton sidéral orteil, Ten-si-o-daï-tsin, souveraine Lumière !