PROMPTES AMOURS
Tu n'as pas vu couler mes pleurs Et j*ai baisé tes yeux sans larmes Où le regard dont tu nous charmes Ressemble au sourire des fleurs.
Allumés par la griserie D'une odeur ou d'un coin de chair, Comme deux papillons qu'en Tair Le hasard du vol apparie,
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Nous avions à peine mêlé Les vifs battements de nos fièvres, Que le désir loin de nos lèvres Sans retour s'était envolé !
Mais notre ivresse fut meilleure D*ètre brève. Heureux les amants Qui de ces fugaces moments
Dans la vie auraient toute une heure !
Tu riais d'un beau rire fou Tandis que mes dents, chère proie!
Gomme de Tor sur de la soie, Mordaient. les frisons de ton cou.
Et, grâce aux rapides mensonges
Des impatientes amours,
Nous pourrons ignorer toujours,
Toi, qu'un spleen très? ancien me ronge.
îiOIRS MOROSES. -2\i
Moi, (ju'au fond do ton cœur d('yii L'ennui de vivre te dévore.
prud(»nte folie ! Encore Un baiser, et nous l'aurions su.