RENAISSANCES
Roses de l'avril blême et désert où Todeur D'une tombe récente aux vents sera bercée, Roses blêmes hélas ! faites de la pudeur D'une bouche au baiser de la mort fiancée !
Lys qu'un funèbre été mordra de son ardeur Près du sépulcre blanc d'une ange trépassée, Lys, hélas ! qui naîtrez, si purs, de la candeur De sa chair et de la blancheur de sa pensée ! .
Ne fleurissez pas. Lys! ni vous. Roses! avant Que sur le haut rameau, sonore dans le vent, Du pin morne où courra mon sang, sève fiévreuse,
Où, d'une plaie au flanc, s'égouttera mon cœur, Chante le triste oiseau dont la voix douloureuse Sera faite de mon éternelle langueur !