‹ Poésies (volume 3)Chapitre 56 sur 78 · POUR LA GRANDE AMIE · texte numérisé non relu

POUR LA GRANDE AMIE

Chère sœur ! si parfois je suis dur, ne crois pas Que ce soit par orgueil, ma sœur, ou barbarie. Tout mon cœur, marguerite à tes rayons fleurie, Aimerait, humble et frôle, \ mourir sous tes pas.

Chère sœur î si parfois je ris, ne pense pas. Que ce soit par oubli des heures fortunées Où nos âmes se sont Tune à Tautre données.

Ces heures ! j'en veux vivre au delà du trépas.

Mais vois ! L'aigle royal, frère de ta pensée, A besoin sous les cieux d'être une aile blessée Pour mirer dans son sang les célestes lueurs.

• Je t'enseigne le deuil, la haine et les alarmes

Pour qu'en ton drame plein de rires et de larmes

Batte un cœur conscient des humaines douleurs.

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