POUR LA GRANDE AMIE
Chère sœur ! si parfois je suis dur, ne crois pas Que ce soit par orgueil, ma sœur, ou barbarie. Tout mon cœur, marguerite à tes rayons fleurie, Aimerait, humble et frôle, \ mourir sous tes pas.
Chère sœur î si parfois je ris, ne pense pas. Que ce soit par oubli des heures fortunées Où nos âmes se sont Tune à Tautre données.
Ces heures ! j'en veux vivre au delà du trépas.
Mais vois ! L'aigle royal, frère de ta pensée, A besoin sous les cieux d'être une aile blessée Pour mirer dans son sang les célestes lueurs.
• Je t'enseigne le deuil, la haine et les alarmes
Pour qu'en ton drame plein de rires et de larmes
Batte un cœur conscient des humaines douleurs.