SEPTEMBRE
La gerbe est dans la grange ; au loin les champs sont verts :
L'herbe vive recroît en dérobant le chaume;
Et des souffles épars le délicat arôme.
Plus intense, est formé de deux parfums divers.
Après l'août fauve, après la splendeur monotone Des grands blés remués par les vents querelleurs, Voici des trèfles frais et de nouvelles fleurs, Éveils tardifs, qui sont le printemps de l'automne.
Comme, en ces brefs regains, du deuil de ses beaux jours Sourit la vieille terre un moment reverdie, Mon âme, où la moisson est faite, remédie A ses vieux souvenirs par déjeunes amours.