‹ Poésies (volume 3)Chapitre 71 sur 78 · COQUETTERIE DE FANTOME · texte numérisé non relu

COQUETTERIE DE FANTOME

Vieilies heures, poussière, hélas ! des sabliers Brisés. ••

J'entends le pas des bonheurs oubliés.

Les trépassés charmants, les adorables mortes, Rêves, illusions, entre-bâillent les portes De jadis ! Une amour, sournoise, avec langueur, A soulevé la pierre obscure de mon cœur.

Salut, ma jeune amour, blonde ressuscitée!

Ah! coquette, la fleur à ton cercueil jetée, Tu Tas mise dans tes cheveux 1 et sur ton sein Les trous du fin linceul s'ouvrent comme à dessein.

Mais elle, qui me voit au front plus d'une ride, Fait la moue, et prétend que le jour l'intimide. Jure qu'elle a sommeil encor, feint de bâiller. Et rentre en son tombeau pour ne plus s'éveiller.

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