OUBLI
Allez, vieilles amours, chimères, Caresses qui m'avez meurtri, Tourments heureux, douceurs amères.
Abandonnez ce cœur flétri !
Sous l'azur sombre, à tire-d'ailes.
Dans l'espoir d'un gîte meilleur.
Fuyez, plaintives hirondelles, Le nid désormais sans chak\i\: l
â6!2 SOIRS MOROSES.
Tout s'éteint, grâce aux jours moroses, Dans un tiède et terne unisson ; Où sont les épines des roses? Où sont les roses du buisson?
Après Tangoisse et la folie, Comme la nuit après le soir, L*oubIi m'est venu. Car j'oublie !
Et c'est mon dernier désespoir.
Et mon âme aux vagues pensées N'a pas même su retenir De toutes ses douleurs passées La douleur de s'en souvenir.