TENDRESSE DE MONSTRE
O ma Prospéra ! de ta grâce Je suis le tendre Caliban ; J'irai te chercher au Liban Des figues et du miel à Grasse.
Les joyaux et l'or qu'il entasse Faut-il les voler au forban ?
O ma Prospéra ! de ta grâce Je suis le tendre Caliban.
S'il faut, avant que l'on t'embrasse, Garder les troupeaux de Laban, Donne pour collier ton ruban A ce bon loup qui suit la trace O ma Prospéra ! de ta grâce.
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LA aUÊTE
Puisque vous êtes la quêteuse Au temple de l'amour païen, Le plus ladre met tout son bien Dans l'aumônière quémandeuse.
Hélas ! mon escarcelle est creuse I C'est affreux de ne donner rien, Puisque vous êtes la quêteuse Au temple de l'amour païen.
Pourtant j'ai l'humeur généreuse - D'un prince ou d'un bohémien...
Ouvre ton cœur ! j'y mets le mien Tout tremblant d'une angoisse heureuse, Puisque vous êtes la quêteuse.
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