‹ Poésies (volume 4)Chapitre 148 sur 171 · TENDRESSE DE MONSTRE · texte numérisé non relu

TENDRESSE DE MONSTRE

O ma Prospéra ! de ta grâce Je suis le tendre Caliban ; J'irai te chercher au Liban Des figues et du miel à Grasse.

Les joyaux et l'or qu'il entasse Faut-il les voler au forban ?

O ma Prospéra ! de ta grâce Je suis le tendre Caliban.

S'il faut, avant que l'on t'embrasse, Garder les troupeaux de Laban, Donne pour collier ton ruban A ce bon loup qui suit la trace O ma Prospéra ! de ta grâce.

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LA aUÊTE

Puisque vous êtes la quêteuse Au temple de l'amour païen, Le plus ladre met tout son bien Dans l'aumônière quémandeuse.

Hélas ! mon escarcelle est creuse I C'est affreux de ne donner rien, Puisque vous êtes la quêteuse Au temple de l'amour païen.

Pourtant j'ai l'humeur généreuse - D'un prince ou d'un bohémien...

Ouvre ton cœur ! j'y mets le mien Tout tremblant d'une angoisse heureuse, Puisque vous êtes la quêteuse.

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