‹ Poésies (volume 4)Chapitre 39 sur 171 · FINALE · texte numérisé non relu

FINALE

Je uni jamais commis de crime.

On ne m'a pas assassiné.

Mon remords fut imaginé, Et mon cœur saigne pour la rime.

Jeune, on aime à parler trépas.

Byron, Musset, l'exemple tente.

Sais-tu de quoi l'âme est contente ?

De montrer qu'elle ne l'est pas.

SêrcnadiS. 5 3

Le spleen a de sinistres charmes, On a le caprice en télé D'affirmer sa virilité Par le désespoir et les larmes.

Mais ces choses-là n'ont qu'nn jour Sourire est bon. La vie est belle.

On se lasse d'être rebelle A la clémence de V amour.

L'heureux ciel d'été qui flamboie N'a pas honte de ses rayons ; Si nous sommes joyeux, ayons Le courage de notre joie.

Je suis le passant ingénu, Celui qui soupire et qui chante Parce que l'épine est méchante Et que l'avril est revenu.

Je m'étais égaré sans doute; Une ogresse me menaçait; Mais mon cœur, ce Petit-Poucet, A bientôt retrouvé sa route.

5 4 Sérénades.

Vers un gîte plein de douceurs Il ramena des lieux contraires Tous les jeunes Désirs, ses frères, Et les Illusions, ses sœurs.

C'est à peine s'il se rappelle Qu'il fut un instant fourvoyé; Il est dans son nid, mieux choyé One les petits d'une hirondelle.

S'il soujfrit, ce fut en rêvant.

Le rêve a sa mélancolie...

Mais une nouvelle folie Guérit d'un vieux songe souvent,

Et, hercé d'un souffle qui vole De Weimar à Valladolid, J'ai joué les airs de mon lied Sur une guitare espagnole !

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^ Auguste VilUers de Vhlc-Adam

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